27 octobre 2006

Les choses que je ne ferai pas

Parmi les choses que je NE FERAI PAS (autant être clair tout de suite, car plusieurs personnes me l’ont demandé) se trouvent les histoires de pirates.

Je suis en train de lire beaucoup de livres sur la piraterie, certains sont très beaux.
Le thème me fascine, mais pas assez pour faire une histoire dessus. Pas maintenant du moins.
En plus, on me dit, et c’est comme ça que je l’ai su car j’habite dans un endroit un peu isolé, que le monde du fuckin’ entertainment est PLEIN de pirates. Des films, des BD, des jeux électroniques. Bien, c’est une chanson qui me paraît déjà bien entendue. Ce n’est pas la peine que j’y ajoute d’autres notes, quelques différentes que les miennes puissent être.
Pas d’histoires de pirates donc. Pas maintenant du moins.

C’est vrai, c’est vrai que j’en ai dessinés des pirates. Dernièrement encore. Ce sont ceux que vous voyez au cours de ce texte. Ce sont sûrement les derniers.
Il y avait, en vérité, des choses intéressantes dans la thématique des pirates. Intéressantes pour moi, je veux dire.
La première, celle qui m’a le plus attiré, jusque récemment, est la question du projet de vie.
Au moment du choix (quand il s’agissait de choix, du moins) d’entreprendre une vie de pirate, ces hommes savaient qu’ils ne pourraient pas s’attendre à vivre plus de trois ans avant d’être tués, au combat, par la maladie ou sur la potence. Trois ans de liberté qui devaient leur sembler, de toute façon, un bon argument à opposer au cauchemar d’embarquer sur un navire de la marine militaire, en tant qu’esclaves en somme.

L’autre aspect est la destruction des corps. La majorité des pirates avait un œil en moins, une oreille, une bonne partie des doigts. Leurs dents étaient un trésor inconnu. Cette dévastation, comparée au désir de perfection standard actuel, ça me plaît beaucoup.
Rien à foutre des oreilles. Un œil me suffit. Vous pouvez même me balafrer.
Ça, ça me plaît. Je suis malade, probablement.

Disons que si un jour je devais ravaler mes propos sur la question de NE PAS FAIRE une histoire de pirates, je me consacrerais à approfondir ces trois aspects : la mort comme option possible, la liberté même au prix de la déshumanisation, la dévastation des chairs.

Je crois que si par hasard je ne maintenais pas l’engagement que je prends, je me retrouverais à raconter et à dessiner une histoire extrêmement dure.
Mais je ne le ferai pas.
Semble-t-il.

2 Comments:

Anonymous giusti ha scritto:

Salut Gipi, si t'est toujours dans le trip de lire des histoires de pirates, je te conseil chaudement d'aller voir dans "L'histoire générale des plus fameux pirates" de Daniel Defoe les chapitres XX et XXIII. Tu découvrira l'hstoire du capitaine Misson "l'homme le plus doux dans ses manières qui eut jamais sabordé un navire ou tranché une gorge". C'est le récit d'un groupe de pirates qui, fatigués de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une société utopique. Un rêve de courte durée mais passionant…
Giusti

26/12/06 9:54 PM  
Anonymous Anonyme ha scritto:

giusti.zuccato@wanadoo.fr

26/12/06 9:57 PM  

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